Une enquête de développement de carrière n’empêchera pas les collaborateurs de démissionner.
Mais elle peut vous aider à comprendre pourquoi ils ont des envies d’ailleurs, en vous donnant un délai pour agir.
Par exemple, un collaborateur souhaite encadrer une équipe, mais ne voit pas comment accéder à un poste de manager. Il se met alors à postuler à des emplois dans d’autres entreprises.
En tant que responsable RH, vous ne pourriez connaître ce désir qu’en procédant à un entretien de départ.
Quel coût ! Apprendre ainsi ce qu’un individu attendait de sa carrière.
Une bonne enquête de développement de carrière demande aux collaborateurs où ils souhaitent se situer, les compétences qu’ils ont à acquérir, et si leur manager ou un mentor les aide à atteindre leur objectif.
Sur cette page
- Introduction : pourquoi les enquêtes sur le développement de carrière sont votre meilleur atout pour fidéliser les collaborateurs
- Les questions qui révèlent les aspirations d’évolution
- Les questions qui révèlent les lacunes en compétences et les besoins de formation
- Les questions sur le soutien du manager et le mentoring
- Les questions qui évaluent la mobilité interne et la clarté des possibilités d’évolution
- Transformer les réponses à l’enquête en actions concrètes
- Quand et à quelle fréquence envoyer une enquête sur le développement de carrière
- Mesurer la réussite : les ICP à suivre après la mise en oeuvre
Introduction : pourquoi les enquêtes sur le développement de carrière sont votre meilleur atout pour fidéliser les collaborateurs
Les opportunités d’avancement de carrière sont désormais l’un des facteurs principaux qui déterminent si les collaborateurs restent dans l’entreprise ou la quittent.
Lorsque les salariés ont l’impression de stagner, ils risquent de partir, et ce même s’ils ont un super manager, un salaire compétitif, ou une culture d’entreprise positive.
À noter, cela peut coûter entre la moitié et deux fois le salaire annuel d’un employé pour le remplacer, en comptant les frais de recrutement, d’intégration, la perte de productivité et la perte de savoir-faire interne.
Souvent, le manque de perspectives de carrière fait partie des raisons principales qui poussent les salariés à envisager de quitter leur organisation.
Les questions qui révèlent les aspirations d’évolution
Ces questions sont particulièrement utiles lorsqu’on les croise avec l’ancienneté, la performance, la famille de jobs et le niveau du poste, ainsi que son caractère stratégique.
| Question d’enquête | Format recommandé | Ce que la question révèle |
|---|---|---|
| Où aimeriez-vous en être dans votre carrière d’ici deux ou trois ans ? | Question ouverte | L’orientation de leur carrière, leur intérêt pour la mobilité, leurs aspirations en termes de leadership, leurs ambitions de spécialisation, ou leurs incertitudes. |
| Je me vois faire carrière dans cette organisation. | Échelle de 1 à 10 | Leur degré d’engagement dans une carrière en interne, ou le risque qu’ils partent. |
| Mon poste actuel m’aide à acquérir des compétences utiles à la réalisation de mes objectifs de carrière à long terme. | Échelle de 1 à 10 | À quel point le travail actuel correspond à la valeur attendue pour le futur. |
| Quel type d’opportunité d’évolution vous serait la plus utile en ce moment ? | Choix multiple avec option "autre" | Vouloir une promotion, une mobilité horizontale, des projets stimulants, une exposition au leadership, un approfondissement technique, du mentoring, ou de la formation formelle. |
| Quel type de tâches aimeriez-vous accomplir davantage dans l’année à venir ? | Question ouverte | Les tâches préférées (ainsi que les forces encore inexploitées), les compétences sous-utilisées, pouvant mener à l’affectation à des projets adaptés. |
| Quel type de tâches aimeriez-vous accomplir moins souvent dans l’année à venir ? | Question ouverte | Ce qui tape sur les nerfs, ce qui n’est pas adapté au poste, ou les tâches à faible valeur ajoutée qui peuvent mener à une baisse d’engagement. |
Ces questions peuvent révéler si les collaborateurs sont partagés entre une évolution verticale, l’élargissement horizontal de leurs compétences, l’approfondissement de l’expertise technique, ou un parcours professionnel diversifié.
Pourquoi est-ce important ? Car de nombreuses organisations misent encore trop sur les promotions comme seul levier d’évolution.
Dans les organisations à structures plus horizontales, le développement de carrière ressemble souvent plus à un réseau qu’à une échelle.
Si de nombreux collaborateurs à un poste stratégique souhaitent le quitter, c’est la menace sur les compétences dont votre organisation aura besoin pour l’avenir.
Si vos collaborateurs à haut potentiel expriment régulièrement leur intérêt pour le leadership, mais qu’ils ne voient pas de parcours possible, il se peut que vos viviers de succession soient moins solides que ne le laissent penser les tableaux de bord de la direction.
Conseils pour aller plus loin dans l’analyse
- Comparez les aspirations en fonction des données démographiques et de l’étape de carrière. Les différences peuvent révéler un accès inéquitable aux échanges sur le développement professionnel, ou aux modèles à suivre.
- Repérez les « indécis ». Ceux qui n’arrivent pas à se définir de parcours dans le futur peuvent avoir besoin de coaching de carrière (et pas uniquement de formations).
- Faites la différence entre ambition et niveau de préparation. Les enquêtes montrent l’intérêt des collaborateurs, tandis que les données de performance, l’évaluation des compétences et l’avis du manager permettent de déterminer si les collaborateurs sont prêts.
Les questions qui révèlent les lacunes en compétences et les besoins de formation
Comment trouver les bons besoins en formations si votre organisation ne marche pas correctement ?
Une des principales raisons à ce problème : Vous demandez aux managers ce dont leurs équipes ont besoin, mais pas aux collaborateurs ce qui les bloque.
Identifier les lacunes en compétences n’est pas difficile lorsqu’on part du point de vue des gaps de performances existants.
Mais les collaborateurs peuvent percevoir des manques au niveau des systèmes, outils, confiance en soi, expérience ou occasions de se frotter à la pratique.
Pour évaluer les lacunes en compétences ou besoins de formations, il faut poser des questions qui couvrent trois aspects :
Compétences : Avez-vous les compétences nécessaires ?
Possibilité de mettre ces compétences en pratique : Avez-vous l’occasion de les utiliser ?
Accès aux ressources de développement : Pouvez-vous accéder aux ressources de formations dont vous avez besoin ?
Par exemple, un collaborateur peut avoir la compétence nécessaire, mais n’a pas l’occasion de l’utiliser.
| Question d’enquête | Format recommandé | Utilité principale |
|---|---|---|
|
Quelles compétences souhaitez-vous le plus développer dans les 12 prochains mois ? |
Question ouverte ou choix multiple | Identifier les besoins de formations et développements à des fins de planification ou design d’une plate-forme de gestion des talents |
|
J’ai accès aux ressources de formations dont j’ai besoin pour avancer dans ma carrière. |
Échelle 1-10 | Évaluer si les ressources de formations semblent suffisantes |
|
Ma charge de travail normale me laisse assez de temps pour participer à des activités d’amélioration utiles. |
Échelle 1-10 | Comprendre si la charge de travail est un obstacle à l’amélioration malgré des programmes utiles |
|
À votre avis, quelles compétences sous-utilisez-vous dans votre poste actuel ? |
Question ouverte | Identifier les compétences sous-utilisées et opportunités de réallocation |
|
Quelles formations, coachings, ou expériences vous aideraient à mieux réussir dans votre poste actuel ? |
Question ouverte | Mieux comprendre le lien entre performances à court terme et besoins en formations |
|
Quel format de développement vous convient le mieux ? |
Choix multiple | Améliorer l’offre des programmes : coaching, apprentissage pair-à-pair, cours, missions challengantes, mobilité, certifications |
|
J’ai l’occasion d’appliquer dans mon travail les compétences que je viens d’acquérir. |
Échelle 1-10 | Évaluer le transfert. C’est souvent la partie la plus faible du retour sur investissement en formations et développement de compétences |
Qu’est-ce qui est le plus important pour une équipe RH expérimentée ?
Ce n’est pas la liste de formations souhaitées qui ressort d’une enquête sur les besoins de formations et développements.
C’est plutôt l’écart entre participation aux formations et mise en pratique des acquis.
Si les collaborateurs suivent des formations sans avoir l’occasion d’utiliser leurs nouvelles compétences, cela peut être dû à un problème dans la conception des postes de travail, la délégation des travaux par les managers, l’assignation de projets, ou la tolérance au risque.
En alignant votre stratégie d’entreprise sur les questions de votre enquête sur les besoins de formations, vous pouvez également savoir si les collaborateurs cherchent à acquérir des compétences qui seront utiles à votre organisation.
Par exemple, des compétences en IA, culture des données, vente-conseil, leadership à l’échelle de l’entreprise, sensibilisation à la cybersécurité, ou conduite du changement.
Comment éviter que l’enquête sur les besoins de formations ne soit qu’une liste de souhaits
Pour éviter que votre enquête sur les lacunes en compétences ne devienne une liste de souhaits, demandez plutôt "Quelle compétence vous aiderait à être meilleur dans votre poste ?" plutôt que "Quelle formation voulez-vous suivre ?"
Les questions sur le soutien du manager et le mentoring
Pour la majorité des collaborateurs, le chemin vers l’avancement de leur carrière passe par leur manager.
C’est lui qui décide à qui confier des tâches challengeantes, qui fournir des retours, qui mettre en lien avec des interlocuteurs influents, ou qui inciter à candidater à des postes en interne.
Lorsque les managers évitent le sujet des opportunités de progression de carrière, cela peut être perçu par leurs collaborateurs comme un manque d’intérêt. Mais il est possible que leur silence soit simplement dû à une surcharge de travail ou un manque de formation.
| Question d’enquête | Format recommandé | Ce que la question aide à évaluer |
|---|---|---|
| Mon manager est activement impliqué dans mon développement de carrière. | Échelle de 1 à 10 | Perception générale de l’aide apportée par le manager |
| Au cours des six derniers mois, j’ai eu avec mon manager une conversation productive au sujet de mes objectifs de carrière. | Oui ou Non (possibilité de commentaire) | Preuve concrète que des échanges ont eu lieu au sujet du développement professionnel |
| Les retours que mon manager me donne m’aident à progresser. | Échelle de 1 à 10 | Mesurer le degré de retours axés sur le développement (et pas seulement sur les performances) |
| Mon manager m’aide à repérer les opportunités d’acquérir de nouvelles compétences. | Échelle de 1 à 10 | Capacité du manager à orienter l’employé vers des expériences bénéfiques |
| Je me sens à l’aise pour parler avec mon manager de mes objectifs de carrière à long terme. | Échelle de 1 à 10 | Sentiment de sécurité psychologique lors des conversations de carrière |
| J’ai un mentor, un sponsor, ou un modèle sur qui je peux compter pour mon développement. | Échelle de 1 à 10 | Évaluer si la personne dispose de réseaux de développement solides, en plus d’être aidée par son manager direct |
| Que pourrait faire votre manager pour mieux vous aider dans votre développement ? | Question ouverte | Idées sur la manière dont le coaching, le feedback, la délégation, le soutien ou la communication peuvent être améliorés |
Il est également intéressant de noter la différence entre mentoring et sponsoring.
Les mentors fournissent conseils, perspectives et suggestions.
Les sponsors, quant à eux, utilisent leur influence au profit de l’employé : ils augmentent leur visibilité, soutiennent leurs candidatures, et facilitent leur accès à des lieux de prise de décision, auxquels ils n’auraient peut-être pas accès seuls.
De nombreux collaborateurs appartenant à des groupes sous-représentés bénéficient de mentors, mais pas de sponsors. Il en résulte des obstacles à la progression de leur carrière, même s’ils ont de bons résultats.
Parfois, les managers ont simplement besoin d’outils concrets pour mener des conversations de carrière, d’attentes précises sur les plans de développement, d’informations sur les opportunités en interne, et d’incitations à développer les talents plutôt qu’à les conserver jalousement.
Les questions qui évaluent la mobilité interne et la clarté des possibilités d’évolution
Vos collaborateurs n’ont pas besoin d’une promotion garantie pour rester dans l’entreprise.
Mais ils ont besoin de savoir quelles sont les possibilités d’évolution qui s’offrent à eux, et comment les décisions de promotions sont prises.
La mobilité interne joue un rôle majeur dans la fidélisation des salariés, particulièrement dans les grandes organisations où les possibilités peuvent exister ailleurs que dans l’équipe immédiate du collaborateur.
Si les collaborateurs ne sont pas au courant de ces possibilités, il leur sera plus facile d’aller voir du côté du marché externe que de chercher des opportunités en interne.
Ce type de situation est à l’origine de nombreux départs évitables.
| Question d’enquête | Format de réponse recommandé | Ce que la question révèle |
|---|---|---|
| J’ai connaissance des parcours professionnels qui s’offrent à moi dans cette organisation. | Échelle de 1 à 10 | Mesure dans laquelle l’organisation est claire sur les postes et parcours de carrière pour les collaborateurs. |
| Je sais ce que je dois faire pour atteindre le niveau supérieur à mon poste/fonction. | Échelle de 1 à 10 | Mesure de la transparence de l’organisation vis-à-vis des attentes et critères de promotion. |
| Je connais les offres de jobs internes correspondant à mes compétences et centres d’intérêt. | Échelle de 1 à 10 | Mesure de l’efficacité de la communication et des outils dédiés à la mobilité interne. |
| J’ai l’impression que les promotions sont données équitablement dans cette organisation. | Échelle de 1 à 10 | Perception de l’équité dans les procédures d’évolution. |
| Je pense que les collaborateurs peuvent changer d’équipe ou de service sans que cela leur porte préjudice. | Échelle de 1 à 10 | Mesure de l’existence de rétention de talents par les responsables ou de résistances qui bloquent la mobilité. |
| Qu’est-ce qui vous empêche de postuler à des opportunités en interne ? | QCM avec option commentaire | Identification d’obstacles possibles comme le manque de visibilité, des règles nécessitant l’accord du manager, des critères d’admissibilité flous, la charge de travail, les contraintes géographiques, ou la crainte d’une mauvaise réputation. |
| Si vous étiez prêt à relever un nouveau challenge, votre première démarche serait-elle de chercher en interne ? | Oui, Non, Incertain (option commentaire en case) | Mesure du niveau de confiance des collaborateurs vis-à-vis du marché du travail interne. |
Obtenir des scores faibles à ces questions n’est pas nécessairement le signe que les décisions de promotions sont objectivement injustes.
Peut-être qu’il y a simplement un problème au niveau de la communication des critères de promotion, un manque de visibilité sur les processus de calibration, un manque de retours aux collaborateurs en cas de refus, ou de mise en avant d’exemples de promotions équitables.
Questions de mobilité interne dans les grandes organisations
- Obstacle "règles" : « Je trouve que les critères d’admissibilité aux mobilités internes sont clairs. »
- Obstacle "manager" : « Mon manager me soutiendrait si je postulais à un poste en interne. »
- Obstacle "outils" : « Il est facile de trouver des postes en interne qui correspondent à mes compétences. »
- Obstacle "réseau" : « Je sais à qui m’adresser pour en savoir plus sur les opportunités dans d’autres parties de l’organisation. »
- Obstacle "réputation" : « Je peux explorer les possibilités en interne sans craindre pour ma place dans mon équipe actuelle. »
Transformer les réponses à l’enquête en actions concrètes
La dernière chose que vous voulez, c’est que votre enquête sur le développement de carrière mène à de faux espoirs, mais à aucun changement concret.
Les collaborateurs peuvent comprendre que les progrès prennent du temps, à condition que la direction soit transparente sur ses efforts.
Mais s’ils partagent un feedback sincère et prennent leur temps pour le faire, sans jamais recevoir de réponse, cela crée une tout autre dynamique.
Ce que vous faites des réponses à votre enquête, ça compte !
En fait, les RH doivent avoir un processus d’action strict pour les réponses, et ce, avant même le lancement de l’enquête. Qui fait quoi, comment seront traitées les données, qui prendra les décisions, dans quel délai les résultats seront communiqués aux collaborateurs, et à quel niveau les managers doivent agir.
Respectez un cadre d’analyse strict
Pour analyser les réponses à votre enquête, il est utile de segmenter les données : par service, par manager, par niveau, par ancienneté, par lieu, par famille de jobs, par caractère stratégique du poste, par groupe démographique... Vous pourrez ainsi mieux visualiser où vos dispositifs d’évolution fonctionnent, et où ils ne fonctionnent pas.
Établissez vos priorités en fonction de l’impact et de la faisabilité
Pour décider des problèmes à traiter en priorité, réfléchissez aux facteurs comme le risque de démission, les compétences stratégiques nécessaires, le nombre de collaborateurs concernés, les enjeux d’équité, ou encore la complexité de mise en oeuvre.
Par exemple, si les collaborateurs ne connaissent pas les postes en interne, il vaut peut-être mieux améliorer la communication et fournir des scripts aux managers plutôt que de créer une nouvelle plateforme.
Si les collaborateurs n’ont pas confiance dans l’équité des promotions, vous devrez peut-être clarifier les critères de promotion, améliorer la gouvernance des processus de calibration, et fournir de meilleurs retours après les décisions de promotion.
Si les collaborateurs pensent ne pas avoir assez de temps à se consacrer à leur développement, au lieu de créer de nouveaux contenus de formation, vous devrez peut-être revoir la planification de la charge de travail.
Soyez clair sur le feedback
Partagez avec vos collaborateurs ce que vous avez appris grâce à l’enquête, ce que l’organisation a l’intention de faire en retour, et ce qu’elle ne pourra pas faire pour le moment (et pourquoi !).
- Dans les deux semaines suivant la clôture de l’enquête : remerciez les collaborateurs de leur participation, communiquez les taux de participation, et indiquez quand vous serez en mesure de leur présenter les résultats
- Dans le mois suivant la clôture de l’enquête : communiquez sur les thèmes principaux qui se dégagent au niveau de l’entreprise, ainsi que sur les sujets qui méritent une analyse plus approfondie
- Dans les six à huit semaines suivant la clôture de l’enquête : communiquez sur les actions à mener en priorité, qui s’en charge, et les délais prévus de mise en oeuvre
- Chaque trimestre : faites le point sur les progrès qui ont été accomplis, et expliquez comment le feedback des collaborateurs a nourri les décisions de l’organisation.
Gardez à l’esprit que certaines questions de votre enquête peuvent inciter les managers à s’exprimer sur le soutien apporté au développement de carrière. Ceux qui récoltent de faibles scores dans cette catégorie peuvent se sentir sur la défensive, ou attaqués.
Pour éviter cela, présentez les résultats de l’enquête comme des données pouvant aider au développement des managers, et proposez-leur des pistes d’action concrètes.
Voici comment Sparkbay peut aider les grandes organisations :
Sparkbay récolte automatiquement le feedback collaborateurs à intervalle régulier (beaucoup de nos clients utilisent des enquêtes pulse mensuelles). Vous pouvez ainsi suivre l’évolution, l’engagement et le risque de démission de vos collaborateurs au cours du temps.
Sparkbay présente ensuite les résultats dans des rapports faciles à comprendre, avec un score clair sur 10. Les responsables RH et managers peuvent ainsi rapidement identifier les zones où le développement de carrière marche bien, et les zones où les collaborateurs risquent de perdre confiance.

Sparkbay permet également aux équipes de segmenter les résultats par manager, par service, par ancienneté, et d’autres critères.
En plus de cela, les équipes RH peuvent comparer leurs résultats à ceux d’entreprises du même secteur, grâce à la base de données exclusive de Sparkbay.
Ces comparaisons sont particulièrement utiles lorsque vous avez besoin de justifier des investissements dans des domaines comme l’accompagnement des managers, les parcours de formation, ou les infrastructures de mobilité interne.

Une fois les données clarifiées, Sparkbay aide les équipes à passer à l’action grâce à une bibliothèque de recommandations faciles à mettre en oeuvre pour les managers.
Par exemple, si un manager obtient de faibles scores dans la catégorie Entretiens Carrières, il peut suivre ce programme pour obtenir des conseils pratiques afin d’améliorer le dialogue sur le développement, clarifier les attentes en termes de progression, ou aider les collaborateurs à accéder à des missions stimulantes.
Si vous souhaitez découvrir comment Sparkbay peut aider vos managers à bâtir une équipe plus engagée, vous pouvez cliquer ici pour une démo.
Quand et à quelle fréquence envoyer une enquête sur le développement de carrière
Après une réorganisation, un entretien d’évaluation, une revue des rémunérations, une décision de promotion, un changement de manager ou une transformation majeure de l’entreprise, il est normal que la perception des possibilités d’évolution ne soit plus la même.
| Quand enquêter? | Idéal pour... | À savoir |
|---|---|---|
| Enquête annuelle sur le développement de carrière | Analyses approfondies, planification stratégique, mise en perspective à l’échelle de l’entreprise, contribution à la feuille de route formation et développement des compétences. | Toute seule, ça n’est pas assez fréquent pour repérer rapidement les risques de démission. |
| Enquête pulse trimestrielle | Suivre les aspects prioritaires liés à la carrière, comme l’aide des managers, la mobilité interne, la clarté des possibilités d’évolution. | Si vous n’avez pas de processus strict pour planifier les actions à mener, vous vous condamnez à tourner en rond et à répéter les mêmes mesures. |
| Enquête pulse mensuelle | Pour suivre les environnements à évolution rapide, les populations de collaborateurs stratégiques, ou les tendances de l’engagement. | Les questions doivent être brèves, ciblées, et faciles à traduire en actions. |
| Enquête à un jalon clé du processus d’onboarding | Après 30, 60, 90, ou 180 jours : perceptions des nouveaux embauchés sur les possibilités d’évolution, et adéquation du poste. | Les nouveaux collaborateurs peuvent être encore en phase de découverte de l’entreprise, et pas complètement informés. Soyez donc prudents dans l’interprétation des tendances. |
| Enquête après promotion ou mobilité interne | Mesurer l’efficacité et l’équité des expériences de mobilité interne. | Pensez à respecter la confidentialité des réponses, pour ces populations-cibles réduites en nombre. |
| Enquête à l’occasion de l’anniversaire d’ancienneté | Pour lutter contre la stagnation après plusieurs années, et encourager la tenue de conversations autour de la carrière. | Pour que ces entretiens aient pour résultat des actions, et pas seulement de belles paroles, il faut que cela devienne une habitude chez les managers. |
Utilisez plutôt une enquête annuelle ou semestrielle plus approfondie pour appréhender l’ensemble du dispositif de développement de carrière, et entrecoupez-la régulièrement de prises de pouls avec un petit nombre de questions particulièrement parlantes.
Par exemple, une organisation pourrait envoyer chaque mois ou chaque trimestre une enquête pulse de trois questions : confiance en l’avenir, aide des managers, et clarté des possibilités d’évolution.
Comment faire pour réduire la lassitude aux enquêtes?
La lassitude aux enquêtes est souvent due à leur utilité perçue comme nulle ou négligeable, et pas seulement à leur fréquence.
Pour réduire cette lassitude de manière efficace, posez moins de questions, communiquez plus rapidement sur les résultats, et soyez concret sur les progrès réalisés.
- Assurez-vous que les enquêtes pulse soient courtes, idéalement moins de cinq minutes.
- Variez les questions accessoires, mais gardez les principales questions de suivi inchangées.
- Coordonnez-vous avec les autres services RH pour synchroniser les calendriers d’enquête et éviter les chevauchements.
Mesurer la réussite : les ICP à suivre après la mise en oeuvre
Jusqu’à présent, nous avons fait une distinction entre perceptions et comportements.
Côté perceptions, le siège social veut savoir si les collaborateurs pensent qu’il est possible de progresser au sein de votre organisation.
Côté comportements, est-ce que votre organisation facilite réellement la progression ? Améliore-t-elle les compétences et la fidélisation ?
| Indicateur Clé de Performance (ICP, ou KPI en anglais) | Ce que cela mesure | Comment interpréter le résultat |
|---|---|---|
| Score de Développement de Carrière | La perception des collaborateurs sur le développement de carrière : formation, progression, aide managériale, et perspective de futur. | Suivez ce score au cours du temps et selon les différents segments, particulièrement après la mise en place de nouvelles mesures. |
| Taux de démissions regrettées | À quelle fréquence des salariés de haut niveau, à des postes stratégiques, ou des salariés que vous voulez garder quittent l’organisation. | Comparez les groupes avec des bons scores de développement de carrière à ceux avec des scores plus faibles. |
| Taux de promotion interne | À quelle fréquence les salariés obtiennent des postes de niveau supérieur dans votre organisation. | Analysez ce taux par poste, groupe démographique, ou managers pour détecter d’éventuels cas d’inégalités. |
| Taux de mobilité horizontale | À quelle fréquence les salariés changent d’équipes, de poste, de région, ou de fonction au sein d’une même famille de postes. | Utile pour les organisations avec des structures plus horizontales, qui ne misent pas uniquement sur le cheminement vertical des carrières. |
| Taux de postes pourvus en interne | Pourcentage de postes vacants pourvus par des candidats internes. | Mesure de l’efficacité du marché des talents internes. |
| Engagement dans les programmes de développement | Le nombre de collaborateurs qui s’inscrivent, terminent et s’engagent dans des programmes de développement tels que des sessions de formations, de mentorat, ou de leadership. | Prenez également en compte la mise en pratique des compétences acquises et les résultats générés par ces programmes. N’utilisez pas cet indicateur seul. |
| Acquisition et mise en pratique des compétences | Mesure si les collaborateurs acquièrent et mettent en pratique les compétences prioritaires dans votre organisation. | Cela peut être mesuré grâce à des évaluations, des validations par les responsables, des mises en pratique dans des équipes projets, ou encore des certifications obtenues. |
| Employee Net Promoter Score (eNPS, Score Net de Recommandation Employé) | Mesure dans quelle mesure les collaborateurs recommanderaient votre organisation comme employeur de choix. | Analysez ce score, ainsi que les questions sur le développement de carrière, pour voir si les opportunités de progression de carrière incitent les salariés à recommander votre organisation. |
| Achèvement des entretiens de carrière managers/employés | Mesure si les entretiens de développement de carrière entre managers et collaborateurs sont réalisés, par exemple une fois par trimestre. | Pour éviter des réponses faites uniquement pour l’occasion, évaluez plutôt la qualité des entretiens au lieu de simplement mesurer s’ils ont eu lieu. |
Par exemple, vous pourriez vérifier si les équipes ayant les meilleures évaluations d’aide managériale ont aussi de meilleurs taux de rétention, plus de mobilité interne, ou de meilleures tendances en matière d’engagement.
Il est possible de faire la corrélation entre les scores de développement de carrière et la fidélisation, mais d’autres facteurs entrent en jeu : la rémunération, la charge de travail, la confiance envers la direction, la demande sur le marché du travail...
C’est pourquoi il est important de prendre une approche holistique dans l’analyse de vos données, et de croiser les données de vos enquêtes avec les données SIRH, les thématiques qui émergent des entretiens de départ, les données de performance, les données de mobilité interne, et les retours qualitatifs.
Si vous souhaitez découvrir comment Sparkbay peut aider vos managers à bâtir une équipe plus engagée, vous pouvez cliquer ici pour une démo.
