Sondage d'engagement des employés : questions et meilleures pratiques pour les équipes de première ligne et de commerce de détail

La cohue du samedi est déjà en train de monter quand votre gestionnaire de magasin vous envoie un texto : trois employés se sont absentés, une caissière a quitté en plein quart la semaine dernière, et la...

Quelles questions poser dans un sondage d’engagement des employés lorsque la majorité de votre équipe travaille en magasin plutôt qu’au bureau ?

Pour commencer, intéressez-vous à ce qui se passe durant un service, plutôt qu’à ce que les gens pensent de l’entreprise en général.

Imaginez un samedi chargé : trois employés absents, un caissier qui a laissé son poste en plein service la semaine dernière, et une nouvelle recrue souhaitant être transférée avant même d’avoir passé son premier mois.

Vous consultez ensuite le rapport de rétroaction des clients : vous constatez une augmentation des réclamations, une baisse des scores de visites mystères, et que les magasins avec les taux de roulement les plus élevés ne réalisent pas leurs objectifs de chiffre d’affaires.

En tant que responsable RH, vous voyez le rapport entre expérience des employés et expérience clients, mais il n’est pas facile de récolter les avis des équipes terrain.

Certains employés n’ont pas d’adresse courriel professionnelle, certains travaillent en horaires variables, et d’autres ont besoin d’un sondage dans une autre langue.

Et s’ils ne pensent pas que leurs réponses resteront anonymes, ils ne vous diront pas grand-chose.

Un sondage d’engagement des employés peut vous aider à comprendre si vos équipes se sentent soutenues, reconnues, et équipées pour faire leur travail, et si elles ont envie de rester.

Mais si vos questions ne tiennent pas compte des réalités du commerce de détail, ou si personne n’agit en réponse aux réponses obtenues, alors un sondage d’engagement générique et annuel ne vous apportera rien de précieux.

Voici donc comment choisir les bonnes questions et le bon mode de distribution pour vos employés, améliorer votre taux de réponses, et comment procéder pour transformer vos rétroactions en changements visibles.

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Pourquoi l’engagement des équipes de terrain est différent et plus difficile à mesurer

Mesurer l’engagement des travailleurs de première ligne est un vrai défi. Les conditions sont moins faciles à maîtriser que dans un environnement de bureau.

Vos employés peuvent avoir des horaires variables, partager des appareils, ne pas avoir d’adresse courriel professionnelle, ou avoir peu de temps sans interruption dans la journée pour consulter les messages de l’entreprise.

De plus, dans le commerce de détail, les effectifs comptent souvent des employés à temps partiel, des travailleurs saisonniers, des étudiants, des employés multilingues, et des personnes qui cumulent plusieurs emplois.

Tout ça signifie que les sondages d’engagement traditionnels, annuels, et conçus en partant du principe que l’accès au sondage est stable, que les horaires sont prévisibles, et que les employés font confiance aux communications de l’entreprise, ne sont peut-être pas la meilleure approche pour les équipes du commerce de détail.

Il y a aussi un problème de visibilité. Même si votre équipe du siège récolte les avis des responsables de secteur et gestionnaires de magasin, les pensées et ressentis réels de vos employés risquent d’être filtrés, retardés, ou déformés avant d’arriver aux décideurs.

Et quand il s’agit de faire entendre leur voix, les travailleurs de première ligne se posent souvent ces questions :

Est-ce que quelque chose va changer ? Ai-je des risques à prendre la parole ? Si je n’en suis pas sûr, est-ce que ça vaut le coup de m’exprimer ?

Plusieurs facteurs rendent la tâche particulièrement difficile pour obtenir les rétroactions des employés de première ligne :

  • Distance hiérarchique : Les employés peuvent avoir peur qu’on puisse faire le lien entre leurs rétroactions sur leur horaire, leur gestionnaire, ou leur charge de travail, et leur identité.
  • Pression opérationnelle : Les employés peuvent avoir l’impression de ne pas pouvoir se permettre de perdre une seconde pour remplir un sondage, étant donné que leurs équipes sont déjà en sous-effectif.
  • Fatigue liée aux sondages : Les employés se sentent déconnectés de leur lieu de travail lorsqu’on leur demande sans cesse leur avis, sans donner de suites visibles.
  • Barrières linguistiques et difficultés de lecture : Des questions mal formulées peuvent limiter la participation et réduire la qualité des données.
  • Ancienneté courte : Les employés peuvent commencer un emploi et le quitter avant même la diffusion du sondage annuel.

Il est souvent vrai que les employés au plus près des clients -ceux qui disposent des informations les plus précieuses et utiles sur la clientèle- sont ceux qui sont les moins représentés dans les dispositifs officiels d’écoute de l’entreprise.

Déployer une excellente stratégie de sondage d’engagement des employés peut améliorer cela, en tenant compte de la fréquence, du canal, de la formulation des questions, de la confidentialité, et de la planification des actions pour refléter les réalités du quotidien des travailleurs de première ligne.

Quels sont les ingrédients d’une bonne question sur l’engagement ?

Pour rédiger de bonnes questions de sondage, il faut trouver le juste milieu : elles doivent être faciles à comprendre, assez spécifiques pour fournir des informations utilisables, et suffisamment neutres pour produire des résultats fiables.

D’un côté, vos questions doivent être formulées dans un langage simple. Mais faites attention, il ne faut pas non plus trop les simplifier, au risque de perdre le sens de ce que vous souhaitez mesurer. Par exemple, "J’ai tout ce dont j’ai besoin pour bien faire mon travail" est généralement une meilleure question que "Les ressources sont allouées de manière adéquate pour garantir l’efficacité du poste".

Pour écrire des questions sur l’engagement, les sondages les plus utiles font une distinction entre résultats liés à l’engagement et leviers d’engagement.

Les résultats décrivent un état de l’employé que la direction cherche à influencer. Tandis que les leviers décrivent les conditions de travail pouvant influencer cet état.

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Type de question Ce qu’elle mesure Exemples dans le commerce de détail
Questions sur les résultats liés à l’engagement Mesurent l’état d’un employé (engagement, capacité à recommander l’entreprise, intention de rester, motivation...) "Je recommanderais cette entreprise comme un bon endroit où travailler."
Questions sur les leviers d’engagement Mesurent les conditions qui affectent l’engagement des employés "Mon responsable me traite avec respect."
Question de diagnostic Mesure un point de friction opérationnel spécifique "En général, je peux prendre les pauses que j’ai dans mon horaire."
Questions ouvertes Aident à comprendre le contexte derrière les scores des employés "Quelle est la chose qui faciliterait votre service ?"

Une échelle de Likert à 5 points est très utile pour mesurer de nombreux aspects dans un sondage auprès des employés. C’est un format familier pour les répondants, et facile à utiliser. Cela vous permet d’obtenir rapidement des réponses, ce qui facilite l’analyse et l’interprétation des résultats.

Les choix de réponse courants sont : "Pas du tout d’accord", "Pas d’accord", "Ni d’accord ni pas d’accord", "D’accord" et "Tout à fait d’accord".

Certaines organisations préfèrent utiliser une échelle de 0 à 10, afin de pouvoir facilement rapprocher les indicateurs des employés et des clients dans les rapports destinés à la direction.

Vous pouvez également utiliser le Net Promoter Score des employés, ou eNPS, qui mesure la propension des employés à recommander l’entreprise. La question eNPS la plus courante est : "Dans quelle mesure recommanderiez-vous cette entreprise comme lieu de travail ?".

Toutefois, n’utilisez pas l’eNPS comme un substitut à une mesure complète de l’engagement.

Enfin, pensez à formuler vos questions dans le respect de la sécurité psychologique. Vos travailleurs pourraient se sentir plus à l’aise pour répondre à la question "Mon responsable installe un climat de respect au travail" plutôt que "Mon responsable manque de respect", tout en faisant ressortir les mêmes problèmes avec les scores et commentaires.

Plus de 25 questions incontournables, classées par catégorie

Les sondages d’engagement les plus efficaces combinent un petit nombre de questions clés, toujours les mêmes, avec des modules qui varient au fil du temps. Les questions clés permettent d’analyser les tendances, tandis que les modules tournants aident à repérer les nouveaux problèmes, comme de nouvelles pratiques de planification, de nouvelles technologies, ou les effectifs en période de forte activité.

Reconnaissance et valorisation

Se sentir reconnu est un levier central de l’engagement affectif, surtout à des postes où le travail peut être physiquement exigeant et émotionnellement éprouvant.

  • Je me sens reconnu pour le travail que je fournis.
  • Dans mon magasin/établissement, le bon travail est reconnu.
  • Mon responsable remarque quand je fais plus que ce qui est attendu.
  • La reconnaissance est distribuée de manière équitable dans l’équipe.
  • J’ai l’impression que ma contribution compte dans la réussite de ce magasin.

Soutien du responsable et de la direction

Dans le commerce de détail, c’est souvent le responsable direct qui incarne l’entreprise, plus que la direction.

  • Mon responsable me traite avec respect.
  • Mon responsable m’écoute quand je lui fais part d’un problème.
  • Mon responsable communique clairement les priorités de chaque département.
  • Je reçois une rétroaction utile sur mon travail.
  • J’ai confiance en mon responsable pour gérer les problèmes des employés de manière équitable.
  • La direction comprend ce que ça veut dire de travailler dans nos magasins.

Évolution de carrière et développement

Évoluer n’est pas toujours synonyme de progression linéaire vers un poste supérieur. Pour les employés, cela peut passer par une formation polyvalente, une expertise produit, une expérience de gestion, une certification, ou l’accès à des horaires plus stables.

  • J’ai l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences au travail.
  • Je sais ce que je dois faire pour avancer dans cette entreprise.
  • Mon responsable soutient mon développement.
  • Les offres de poste en interne sont communiquées clairement.
  • Je peux me projeter dans l’avenir dans cette entreprise.

Outils, ressources et conditions de travail

Le modèle demandes-ressources au travail est particulièrement utile ici. Dans une situation où les demandes sont élevées et les ressources insuffisantes, les employés sont plus susceptibles de subir des tensions, de se désengager et de se replier.

  • J’ai le matériel/fournitures nécessaires pour bien faire mon travail.
  • En général, l’effectif est suffisant pour bien servir les clients.
  • En général, je peux prendre les pauses prévues à mon horaire.
  • Nos systèmes/technologie m’aident à être efficace dans le service aux clients.
  • Je me sens en sécurité dans mon environnement de travail.
  • Mon horaire est communiqué suffisamment à l’avance.
  • Les pratiques de planification des horaires sont équitables.

Dynamique d’équipe et sentiment d’appartenance

Dans un environnement où le roulement est élevé, le sentiment d’appartenance n’est pas un indicateur secondaire. Il affecte la manière dont les nouvelles recrues demandent de l’aide, dont les employés expérimentés transmettent leurs connaissances, et la manière dont les équipes se remettent rapidement après un conflit ou une période sous haute pression.

  • Lors des périodes de forte activité, mon équipe se serre les coudes.
  • Je me sens intégré par mes collègues.
  • Ici, les personnes de différents horizons sont traitées de manière équitable.
  • Les membres de l’équipe communiquent entre eux dans le respect.
  • Je me sens à l’aise d’être moi-même au travail.

Communication et confiance en l’entreprise

Les scores liés à la communication révèlent souvent l’écart entre les intentions du siège et la réalité en magasin. Peut-être que les employés savent ce qui a changé, mais pas pourquoi, ce qui peut mener à de la résistance ou du cynisme.

  • Je reçois les informations nécessaires pour bien faire mon travail.
  • Les changements qui affectent mon travail sont expliqués de manière claire.
  • J’ai confiance en cette entreprise pour tenir ses promesses.
  • La direction agit en tenant compte de la rétroaction des employés.
  • Je comprends la manière dont mon travail contribue aux objectifs de l’entreprise.

Satisfaction globale et fidélité

Ces questions-ci fournissent des indicateurs de résultats, que vous pourrez suivre par magasin, secteur, région, et population d’employés.

  • Dans l’ensemble, je suis satisfait de mon travail.
  • Je suis fier de travailler pour cette entreprise.
  • Je recommanderais cette entreprise comme un endroit où il fait bon travailler.
  • Je me vois encore travailler ici dans six mois.
  • Sur une échelle de 0 à 10, à quel point recommanderiez-vous cette entreprise comme lieu de travail ?

Questions ouvertes

Les réponses libres sont particulièrement utiles lorsque la direction souhaite se rendre compte de la réalité opérationnelle derrière les scores. Assurez-vous de poser des questions ouvertes ciblées : les questions trop larges génèrent souvent des réponses très générales.

  • Qu’est-ce qui rendrait votre service plus facile ?
  • Qu’est-ce que cette entreprise devrait continuer à faire pour être un endroit où il fait bon travailler ?
  • Qu’est-ce que votre responsable/équipe de gestion pourrait améliorer ?
  • Si vous étiez en charge d’améliorer l’expérience des employés, qu’aimeriez-vous changer en premier ?

Quand et à quelle fréquence mener un sondage ?

Les sondages annuels ont toujours leur place dans l’écosystème des sondages auprès des employés. Ils sont utiles pour réaliser un diagnostic approfondi, pour analyser les tendances d’une année sur l’autre, et pour rendre compte des résultats au conseil d’administration.

Mais dans le rythme effréné du commerce de détail, une mesure annuelle est souvent trop lente : les taux de roulement, les effectifs et les fréquentations peuvent changer rapidement.

Une approche combinée fonctionne souvent mieux. Utilisez un sondage pulse de format plus court pour suivre régulièrement les leviers majeurs d’engagement et les sujets qui vous tiennent à cœur, et utilisez un sondage plus approfondi une à deux fois par an pour recueillir plus de données à des fins de segmentation et de planification.

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Type de sondage Idéal pour... Longueur recommandée À noter pour le commerce de détail
Sondage pulse mensuel Suivre les changements au niveau du soutien, de la charge de travail, de la reconnaissance, ou de l’intention de rester 3 à 8 questions Utile dans un environnement magasin qui change rapidement, pour capter les signaux de détresse
Sondage pulse trimestriel Suivre les changements au niveau des priorités sans surcharger les équipes 5 à 12 questions À utiliser si vous êtes encore en train de peaufiner les plans d’action des gestionnaires
Sondage annuel approfondi Réussir un diagnostic complet de l’engagement 25 à 45 questions Parfait, à condition de suivre le sondage par des actions à placer sous le signe de l’établissement
Sondage d’intégration Comprendre les toutes premières étapes de l’intégration pour éviter les démissions prématurées 5 à 10 questions En général distribué aux employés après 30, 60, ou 90 jours
Sondage de départ ou d’attachement Identifier les risques de démission, et comprendre les raisons qui donnent envie de démissionner 5 à 12 questions Les entrevues de maintien en poste ("stay interviews") apportent souvent plus de données exploitables que les seules données d’entrevues de démission.

Tenez compte de la saisonnalité du commerce de détail lorsque vous choisissez le moment de distribuer vos sondages.

Évitez de distribuer des sondages approfondis durant les périodes de fêtes chargées, d’inventaires, de grands réaménagements de magasins, ou de déploiement de nouveaux systèmes, à moins que votre objectif spécifique ne soit de mesurer l’expérience de ces changements.

Vous pouvez distribuer des sondages pulse durant ces périodes chargées, mais assurez-vous qu’ils soient courts et pertinents. Par exemple, un sondage pulse de trois questions durant les périodes de pointe sur la pression due aux effectifs, l’équité des horaires, et le soutien par les gestionnaires est un bon moyen de limiter la charge tout en récoltant des informations utiles.

Enfin, gardez à l’esprit que vos équipes sur le terrain apprécieront les sondages de formats courts. Visez une durée de remplissage de moins de 5 minutes pour les sondages pulse, et moins de 10 minutes pour les sondages auprès des employés plus complets.

Beaucoup d’employés décident durant leurs premières semaines s’ils vont rester ou non. Attendre le sondage annuel pour connaître leur ressenti n’est donc pas une stratégie optimale.

Aller à la rencontre de vos employés : choisir le bon mode de diffusion du sondage

Pour interroger vos équipes du commerce de détail, les sondages pensés pour le mobile et optimisés pour les appareils mobiles sont souvent le meilleur choix.

Si votre sondage est conçu pour les petits écrans et peut être rempli rapidement, vos employés pourront le remplir sur leur propre appareil, sur un appareil magasin, ou encore sur une tablette partagée.

Les QR codes fonctionnent bien si vous pouvez les afficher dans les salles de pause, près des pointeuses, ou sur des communications imprimées de service.

Le QR code doit renvoyer directement au sondage, avec le moins d’étapes de connexion possibles.

Une invitation envoyée par SMS peut vous aider à joindre les employés qui n’ont peut-être pas accès à une adresse courriel professionnelle.

Si vous prévoyez d’utiliser des SMS, assurez-vous de respecter les règles locales de consentement, de confidentialité et de droit du travail dans chaque région où vous êtes présents.

Si l’accès aux nouvelles technologies est limité dans certains environnements, vous pouvez envisager de proposer les sondages sur des bornes ou tablettes partagées.

Mais assurez-vous de mettre en place des mesures de protection de la vie privée, pour que les employés n’aient pas l’impression d’être sous surveillance par les responsables, ou que les réponses soient consultées en temps réel.

Vous devrez peut-être aussi distribuer des sondages papier dans certains établissements, pour certains postes ou zones géographiques.

Dans ce cas, veillez à mettre en place des procédures strictes pour la protection de la confidentialité des informations, et pour éviter les erreurs de saisie.

Prenez également en compte la question des langues, et n’attendez pas que le sondage soit lancé pour y penser.

Créez plutôt des versions traduites du sondage, qui respectent le sens des questions originales.

Il est également important d’expliquer que le sondage est anonyme. Vos employés doivent savoir qui aura accès aux résultats, si leurs commentaires pourront être reliés à leur identité, quelle est la taille minimale de groupe pour communiquer les résultats, et comment vous garantissez la confidentialité des réponses.

N’hésitez pas à communiquer toutes ces informations dans un langage simple, surtout si vous avez de petits magasins où les employés peuvent avoir peur que leurs commentaires soient identifiables.

Encourager la participation : comment obtenir des réponses de vos employés

La participation est une question de confiance et de facilité d’accès. Un faible taux de réponse indique souvent que les employés n’ont pas pu facilement répondre au sondage, ou qu’ils ne pensent pas que leur avis soit susceptible d’avoir un impact.

Les grandes organisations visent souvent un taux de réponse aux sondages auprès des employés supérieur à 70%, mais les résultats des équipes de terrain varient énormément en fonction de l’accès, de la répartition des anciennetés et du degré de confiance. Pour les populations difficiles à joindre du commerce de détail, un taux de réponse initial plus bas peut être un objectif réaliste, surtout si l’organisation est dans une démarche de regagner la confiance des équipes.

La manière la plus fiable d’augmenter la participation, c’est de rendre le processus plus facile. Prévoir du temps rémunéré pendant le service, faire les sondages courts, les rendre accessibles sur mobile, et éviter de demander de s’identifier avec des codes compliqués sont autant d’obstacles en moins.

La mobilisation des gestionnaires est également un point crucial, mais à aborder avec précaution. Leur rôle est d’encourager la participation et de libérer du temps pour y répondre, mais sans mettre la pression aux employés, ou donner l’impression de surveiller ce qui est déclaré.

Une communication claire doit répondre à ces quatre questions :

  • Pourquoi ces questions ? Expliquer les objectifs liés à l’entreprise et à l’expérience des employés.
  • Combien de temps cela prendra-t-il ? Être précis et réaliste.
  • Est-ce confidentiel ? Expliquer les seuils de communication des résultats, et le traitement des commentaires.
  • Que se passera-t-il ensuite ? Préciser le moment de communication des résultats et la mise en place des plans d’action.

Le meilleur moyen d’encourager la participation, c’est de montrer que des actions sont entreprises à la suite des sondages. Lorsque les employés peuvent citer des changements d’horaire, amélioration de la salle de pause, ajustement des effectifs ou mises en place de séances de coaching avec leur gestionnaire à la suite de leurs rétroactions, ils comprennent mieux l’intérêt de répondre aux prochains sondages.

Les gestionnaires du commerce de détail doivent également suivre la participation par magasin, par secteur, par ancienneté, par type de contrat, et par type d’horaires. Un taux de réponse global élevé peut cacher une sous-représentation des employés à temps partiel, des équipes de nuit, ou des nouvelles recrues.

Ne laissez pas la voix de vos employés tomber dans l’oreille d’un sourd : transformez les résultats du sondage en changements concrets

Lors de la présentation des données du sondage, vos analyses doivent aider l’équipe de gestion à faire la différence entre problèmes à l’échelle de l’entreprise et problèmes locaux.

Par exemple, si vos scores liés au délai de prévenance des horaires sont bas dans la plupart de vos établissements, cela peut révéler un problème dans vos politiques de planification des effectifs.

Alors que si les scores liés au respect sont bas pour les employés travaillant sous la responsabilité d’un gestionnaire en particulier, cela peut être le moment de prévoir du coaching et de renforcer la responsabilisation au niveau local.

Pour aider votre équipe à se concentrer sur les bonnes choses, vous pouvez simplement poser les résultats du sondage sur une matrice de priorisation.

Une fois les résultats placés dans cette matrice d’impact et de contrôle, votre équipe saura quels sujets traiter en premier : ceux qui ont un impact élevé (par exemple, ceux qui comptent beaucoup pour l’engagement des employés) et sur lesquels vous avez une forte capacité d’action (par exemple, les problèmes qui peuvent être résolus).

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Constat du sondage Responsable(s) possible(s) Actions possibles
Faibles scores de reconnaissance des employés dans plusieurs secteurs Direction régionale, gestionnaires de magasin Mettre en place des rituels de reconnaissance réguliers, liés aux comportements de service
Faibles scores concernant le matériel et les fournitures Opérations, achats, direction du magasin Vérifier la disponibilité des fournitures et le processus de remontée des problèmes
Faibles scores de confiance envers le gestionnaire direct dans certains magasins Gestionnaire de secteur, responsable RH Accompagner les gestionnaires, organiser un échange de suivi et définition des attentes de performances
Les nouvelles recrues ne comprennent pas clairement ce qu’on attend d’elles Recrutement, formation, gestion du magasin Améliorer les listes de contrôle d’intégration et prévoir des points réguliers avec le gestionnaire durant la première semaine

Peu de temps après la fin du sondage, faites savoir aux participants ce que vous allez faire. Un simple message du style "Vous avez parlé, nous avons écouté, voici ce que nous faisons" a souvent plus d’impact qu’un rapport soigné envoyé plusieurs mois plus tard.

Lorsque vous demandez aux gestionnaires de magasin de créer un plan d’action basé sur les résultats du sondage, réfléchissez bien au nombre d’actions à mener.

En effet, demander à un gestionnaire de magasin d’aborder huit problèmes différents liés à l’engagement, c’est s’attendre à ce qu’il se disperse et se retrouve frustré.

Il vaut mieux choisir une ou deux priorités par établissement, préciser le changement de comportement attendu, et faire régulièrement le point sur les progrès réalisés.

Par exemple, si les réponses à la question « Mon gestionnaire me donne une rétroaction utile » sont basses dans un établissement, le gestionnaire peut décider d’organiser des sessions d’échanges de coaching hebdomadaires de cinq minutes pendant les six semaines suivantes.

De votre côté, une partie des plans d’action devra se concentrer sur les irritants qui se trouvent à l’échelle de l’entreprise et sur lesquels les magasins ne peuvent pas agir seuls.

Les questions autour des modèles d’effectifs, de la répartition de la masse salariale, des systèmes de planification, de la politique de rémunération, de la conception des formations, ou encore de la diffusion des communications sont souvent hors de contrôle des magasins.

Et rappelez-vous, lorsque vous recevez des rétroactions négatives de la part des employés, ne les prenez pas comme un signe de déloyauté.

Comment Sparkbay peut vous aider à mesurer l’engagement des employés dans vos équipes de terrain

Dans le commerce de détail, mesurer l’engagement des employés doit se faire fréquemment, de manière aisée, et être accessible aux gestionnaires à différents niveaux de l’entreprise.

Sparkbay recueille automatiquement les rétroactions des employés à des intervalles réguliers. Nos clients utilisent souvent des sondages pulse mensuels, pour un suivi étroit de l’expérience de leurs employés.

Sparkbay présente les résultats dans un rapport intuitif, avec un score clair sur 10. Cela permet aux départements RH, aux équipes opérationnelles, aux responsables de secteur et aux gestionnaires de magasins de faciliter le dialogue autour de l’engagement, sans se perdre dans des rapports techniques.

Fonctionnalité sondages Sparkbay

Vous souhaitez savoir sur quels sujets se concentrent vos problèmes d’engagement ?

Sparkbay permet à votre équipe de segmenter les résultats par gestionnaire, département, ancienneté, établissement, et bien plus.

Vous pouvez ainsi différencier les problèmes qui concernent l’ensemble de l’entreprise, des tendances propres à un gestionnaire ou une équipe locale.

Vous voulez savoir comment vous vous situez par rapport aux autres entreprises de votre secteur ?

La base de données exclusive de Sparkbay vous permet de vous comparer à des entreprises du même secteur.

Vous pouvez ainsi savoir si vous faites face à des problèmes typiques du secteur, ou si vous êtes moins bien classé que des employeurs comparables.

Fonctionnalité carte thermique Sparkbay

Une fois vos priorités définies, il est temps de passer à l’action.

Sparkbay dispose d’une bibliothèque d’actions faciles à mettre en place, pour aider les gestionnaires à progresser.

Pour les équipes de terrain, il est important de planifier des actions qui soient en phase avec le rythme des opérations en magasin.

Si vous voulez voir comment Sparkbay peut vous aider à bâtir une équipe plus engagée, vous pouvez cliquer ici pour une démo.

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